fotophonics.fr,
by L ïc Ler ux
Pour commencer cette année, je souhaitais partager avec vous quelques uns des clichés accumulés ces dernières années. Les trier, mais surtout les sélectionner sont des tâches très chronophages, mais je pense que la vie d'une photo ne doit pas s'arrêter sur un disque dur! De même que les enregistrements sonores, que je réalise depuis un an! Aussi, j'ai voulu réunir les deux sur ce site. Les séries que j'ai composé comprennent des photos de voyages en Inde, au Nigéria et au Liban ; des portraits ; des photoreportages sur l'école au Maharashtra et sur une communauté de chauffeurs d'okadas de Lagos que j'ai eu la chance d'approcher. Enfin, j'ai ajouté des photos d'événements, dont une répétition inoubliable de Seun Kuti dans l'antre familiale de Kalakuta, à Ikeja, Nigeria. Vous les retrouvez toutes dans l'onglet Portfolio.
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Ce site est ma résolution #1. Checked. La #2, c'est de l'enrichir très régulièrement. Pour être prévenus de l'arrivée de nouveaux contenus, inscrivez-vous à la newsletter! Je publie bientôt de nouvelles séries, bien sûr, mais aussi des vidéos en sequencing réalisées à Beyrouth, et des sons enregistrés sur le terrain!
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Bonne visite!
fotophonics.fr, portfolio sonore
de Loïc Leroux
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Holy Trinity Anglican Church, Calabar, Nigeria, 2009
Loïc Leroux, amateur de photographie // Paris - Beyrouth // loicleroux1_gmail.com // +33 6 27 38 02 68
fotophonics.fr, by Loïc Leroux
Shaking India, 2008
Aspiré par une mission de volontariat, je débarque à Bombay pour une claque de quatre semaines. Un voyage que j'ai à peine eu le temps de rêver. La feuille rédigée dans l'avion sur l'état de mes connaissances de l'Inde est ridiculement courte.
Je ne m'attends à rien donc j'en attends tout.
La photographie sera le moyen de construire mes Indes.
Bleu Afrique, 2009
Si l’Inde présente une dominante jaune, l'Afrique –-celle dont j'ai fait l'expérience, le Nigeria- s'affiche dans les bleus. Surprenant, pour la zone grise du continent noir, qu'’on dit justement pas faite pour eux.
Un bleu métal, tranchant,
qui cloche,
commun aux carrosseries des voitures de énième main,
qui doit être une peinture bon marché tellement elle est répandue.
Le ciel, que j’'ai entendu maintes fois décrit par des imbéciles comme plus bleu qu’'ailleurs, alors que l'imbécile c'était moi.
Le bleu des plastiques, omniprésent sur le sol,qu'il s'agisse de plages d'asphalte ou de sable.
Bref, n'’ayez pas peur des bleus.
Paysages urbains,
2010/2011
Vues de villes, depuis la ville.
Old & Awesome
Ils sont vieux. Mais beaux.
Hélées au cri d'« Okada, Okada » ou simplement stoppées par un geste de la main, les motos-taxis sillonnent les routes du Nigéria en quête de passagers. Pour ces derniers, c'est un moyen bon marché de circuler, et d'éviter en prime les go-slows - embouteillages- des grandes villes.
Pour les conducteurs d'okadas ainsi nommés d'après une ancienne compagnie aérienne nationale, autrefois réputée pour vous emmener rapidement où vous désirez, cela représente une aubaine pour gagner une poignée de nairas. Au point que des millions d'okadas ont gagné les routes, en ville comme à la campagne, à travers tout le Nigeria.
Cette activité de l'économie semi-souterraine nigériane a pu se développer sous l'effet combiné de multiples facteurs. Elle est née lors des sévères grèves des transports en commun traditionnels, qui ont alors laissé un espace pour ce service. La déferlante de motos chinoises bas de gamme a fourni un outil de travail relativement accessible, même si la forte demande et linflation ont fait passer le tarif des populaires Jincheng, de 60 000 Naira (400USD) à 500USD en deux ans. L'achat subventionnée de carburant permet une marge malgré des courses facturées a minima (50 pour à 150 Nairas pour, soit 30cts à 1EURO au taux de février 2009), et une capacité limitée de passagers. La relative passivité des autorités a joué en la faveur de son développement. Enfin, elle a pu compter sur un réservoir de main dœuvre immense. Dans un pays miné par le chômage, en particulier chez les jeunes - les statistiques officielles, sous-estimées, avancent un taux de 35% de chômage, Etre chauffeur d'okada est un moyen de survivre pour des millions de jeunes nigérians, et même de jeunes africains des pays voisins.
Joseph, 25 ans, était vendeur de composants électroniques à Douala. Il a perdu son emploi quand son magasin a fermé et a rejoint un ami chauffeur à Lagos, dans ce pays limitrophe du Cameroun à la croissance bien plus élevée.
Plus qu'une source de revenus, c'est une structure sociale salutaire pour ce migrant économique. Les chauffeurs se réunissent au sein d'associations ou de syndicats plus ou moins informels. Cette structure offre une série davantages, au premier des quels un garage collectif, pour l'entretien des motos.
Celui de Joseph est doté de 3 mécaniciens. Il est planté dans un virage de la Coastal Road, sur la péninsule de Lekki.,à l'est de Victoria Island qui ferme la lagune de Lagos. Une caisse commune, abondée régulièrement par les chauffeurs, permet une mutualisation du risque : en cas d'accident-ils sont fréquents- elle est utilisée pour payer les soins.
En outre, elle a permis à Joseph, qui avait peu d'économies, de pouvoir acquérir une moto à crédit, que le chauffeur rembourse par traite régulière.
Le groupe de Joseph est composé de jeunes hommes âgés de 20 à 25 ans. La majorité habite à quelques pas seulement du garage, dans un bidonville monté sur le sable du projet immobilier de Lekki 2. Les tentes, composées de bâches de carton et de quelques parpaings, s'élèvent timidement sous les massives villas déjà achevées. Chaque habitant verse un loyer au propriétaire du terrain et dashe les policiers pour s'attirer leur clémence. Les chauffeurs d'okada, issus des milieux les plus défavorisés, pâtissent dune réputation sulfureuse: voleurs à larrachée, cambrioleurs, hommes de mains des politiques sont les perceptions, parfois justifiées, qui courent dans la population nigériane(1).
Ce village sest structuré, et compte des magasins, des réservoirs deau. Il reste pourtant éphèmère, soumis à la reprise du chantier.
(1) voir le chapitre 4 de lexcellente thèse de Daan Beekers, 2008, Motorcycle fellowships: security, solidarity and subjectivity among okada riders, chapter 4 of 'Children of a "Fallen House": Lives and Livelihoods of Youth in Nigeria'. Oxford
When the teacher is absent, 2008
Elle est inévitable, l'absence de l'instituteur: le dos tourné pour écrire un mot nouveau sur le tableau noir, un livre à ramener de la réserve...Les élèves de l'école primaire du village de Kasurdi, à 45km de Pune, dans le Maharashtra, comme ceux de l'Inde entière, profitent de l'éclipse très temporaire du professeur pour libérer leur énergie enfantine. En un instant, cette matinée d'août 2008, les rangs imposés par les lignes de cartables-pupitres explosent et voila les enfants qui posent devant l'objectif avec des attitudes reproduisant celles des gigantesques panneaux publicitaires bordant l'autoroute toute proche.
Le Maharashtra, dont la capitale est la florissante Bombay, compte des universités réputées dans le monde pour leur qualité. C'est à la base qu'il renfloue le système scolaire en visant un instituteur pour tous et un enseignement de base solide. Déjà, le ratio délèves par instituteur est passé de 39 à 34 en six ans dans cet état dont la capitale est Bombay (1). Mais de nombreux progrès restent à faire, surtout dans les campagnes.
Les écoles rurales, face au manque structurel de professeurs, sont contraintes de mélanger les sections dans une même classe. Le niveau y reste bien inférieur à celui des villes. 4% seulement des élèves de classe I savent lire une phrase entière, souligne le 2008 Annual Status of Education Report (ASER). Les raisons sont autant économiques que sociologiques. Lorsque le professeur n'est plus là, à la fin de la journée, les enfants rejoignent des parents au niveau d'instruction bas. « Pour beaucoup d'entre eux, l'école est juste une activité quotidienne parmi les autres», souligne Kamal, un des enquêteurs de l'ASER (2). En ville, en revanche, les parents se bousculent pour inscrire leurs enfants dans des pre-schools et les cours de soutien privés connaissent un attrait croissant au sein de la classe moyenne aisée.
Pourtant, deux phénomènes touchent à égalité zone rurale et zone urbaine, privant les jeunes indiens d'un instituteur. L'absentéisme des professeurs atteignait 15% en 2004 dans l'Etat du Maharashtra (3), pourtant le moins touché du pays* (4).
En outre, l e milieu social reste un frein à l'accès aux salles de classe, malgré les politiques incitatives. Malheureusement, les « enfants laboureurs », pour lesquels des établissements spéciaux ont été ouverts, et les enfants des rues échappent encore très souvent à l'enseignement d'un instituteur.
Loïc Leroux
(1) daprès le rapport économique 2007-2008 de l'Etat du Maharashtra
(2) cité dans larticle Lessons not learnt, Times of India du 21/02/09
(3) Teacher absence in India: a snapshot, Journal of the European Economic Association, 27/11/04
(4): en France, le taux d'absentéisime des profs, dans la moyenne de la population active, est d'envion 4%.
* garanti sans spam !
Effectivement, c'est l'Etat de Bombay.
Bientôt disponible !
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Actuellement: Move, par Rick Mereki
Bientôt prête!
Répétition quotidienne de Seun et de son groupe, dans la maison des Kuti, à Ikeja au Nigeria.
Le célèbre Fela Kuti n'a pas seulement enfanté de l'Afro Beat, genre puisant dans les rythmes traditionnels yoruba, et fortement imprégné de funk, de jazz et de highlife. Il est également le père de deux grands musiciens, Femi Kuti et Seun Kuti.
L'endroit est fortement symbolique. C'est dans cette maison transformée en forteresse et en " Repblic of Kalakuta", que Fela s'était retranché pour continuer à mener son combat politique contre la corruption et la dictature.
"J'en veux
encore !!!"
La ville d'Istanbul compte trois grands clubs de football: Fenerbahçe, Beşiktaş et Galatasaray. Le 19 février 2011, c'est Beşiktaş qui reçoit à domicile le Fenerbahçe, au stade d'Inönü. L'ambiance est chaude aux abords du stade car la tension entre les deux équipes est grande. Les supporters du Fenerbahçe arrivent sous l'escorte serrée de policiers anti-émeute.
Hélas pour Beşiktaş, ce soir là, ce sera la défaite.
Février 2012 : Lancement du site
Pour commencer cette année, je souhaitais partager avec vous quelques uns des clichés accumulés ces dernières années. Les trier, mais surtout les sélectionner sont des tâches très chronophages, mais je pense que la vie d'une photo ne doit pas s'arrêter sur un disque dur ! De même que les enregistrements sonores, que je réalise depuis un an! Aussi, j'ai voulu réunir les deux sur ce site. Les séries que j'ai composé comprennent des photos de voyages en Inde , au Nigéria et au Liban ; des portraits ; des photoreportages sur l'école au Maharashtra et sur une communauté de chauffeurs d'okadas de Lagos que j'ai eu la chance d'approcher. Enfin, j'ai ajouté des photos d' événements , dont une répétition inoubliable de Seun Kuti dans l'antre familiale de Kalakuta, à Ikeja, Nigeria. Vous les retrouvez toutes dans l'onglet Portfolio.
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Bio Express
Amateur d'images
J'ai commencé à photographier pour mon plaisir à l'occasion d'un voyage en Inde, en 2008. J'avais mis de côté le bridge des premiers pas pour le troquer contre mon premier réflex numérique, un Pentax K200D. J'utilise depuis mi 2010 un boîtier pro Nikon D300.
...et de sons
J'enregistre des sons sur le terrain depuis mi 2010* avec un Zoom H2, un micro ultra-portable très polyvalent à la qualité incomparable.
Je suis fasciné par la puissance évocatrice des enregistrements sonores. Les combiner aux photos, c'est doter les photos une troisième dimension, et immerger encore davantage le spectateur-auditeur.
Et ce n'est pas du cinéma.
*Les séries antérieures sont accompagnées de musique locale
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A suivre très prochainement:
+la video en stop motion d'images prises de nuit à Beyrouth!
+la photo sonore du mois
+de nouvelles séries
+une nouvelle section surprenante !
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